Chui folle !






Voilà ! C'est fait ... En quelques clics, ma carte bleue vient de prendre une claque.
Les billets d' avions sont réservés: on part en Australie !


Vieux Rêve ...

Historique

L'Australie ...
J'en rêvais ! Mais pas question de sacrifier l'outback à la côte, où l'inverse ... Pas question non plus d'attendre la retraite ... et puis c'est surtout l'occasion d'une nouvelle aventure mère - fille ... encore un peu plus loin, à l'autre bout du monde ...

Donc, c'est décidé, on part ... et on verra bien comment on se débrouille.

Carte de l'Australie dépliée sur la table, guides à portée de main, on imagine l'itinéraire le plus judicieux, le plus logique, le moins coûteux. On changera d'avis 1000 fois.

Les sites internet spécialisés, les blogs et sites perso de quelques amoureux de l'Australie et le calendrier des vacances scolaires australiennes m'aideront à choisir.

Bushcamper





Voilà dans quoi nous allons vivre pendant 21 jours ...
un bushcamper !
Faut ce qu'il faut.

C'est en fait un Toyota Land Cruiser aménagé pour l'outback:

- 2 réservoirs de 90 litres de carburant chacun
- 1 réservoir de 40 litres de flotte ( non potable )
- sortie de filtre à air permettant d'aller nager avec les crocodiles
- pare kangourous
- réfrigérateur
- gazinière portable
- table, chaises,ustensiles de cuisine, douche portable solaire, et 2 lits: 1 grand et 1 petit.
- kit spécial outback: tout ce qu'il faut pour sortir de la mierda: compresseur, pelle, balise de localisation, etc ...
(J'ai pas demandé s'il y avait un répulsif anti croco, araignées géantes et serpents hypernervous ... so , wait and see ... )
Volant à droite, évidemment.
Hum ... ça, c'était ce qui était prévu avant de partir ...

A l'arrivée, ce ne fut pas tout à fait le cas:
chez Britz, ils ont voulu que je paye un pti supplément pour l' outback safety kit ... ce qui n' était pas prévu sur le contrat ... je déteste avoir l'impression que sur mon front, y a comme un truc qui clignotte marqué " touristos " ... mais au bout d' 1/4 d'heure de négociations, j'ai décidé qu'ils pouvaient se le garder leur p . . . . . de kit de m . . . . !
3 secondes après je le regrettais déjà ...

Débordante de culpabilité, je suis allée acheter une pelle et des trucs fluo qui permettent, lorsque tu les casses, de signaler ta position pendant 8 heures.
Mais ça ne remplace pas la balise.



Curiosités locales

Les autraliens sont sympas ...
A en juger par la profusion de créatures redoutables dans le pays, mère Nature devait être d'une humeur massacrante quand elle à créé la faune .

Trombinoscope:
Deux espèces de croco occupent les eaux du nord de l'Australie, au dessus d'une ligne reliant Broome ( WA ) à Rockampton ( QLD ): le " saltwater " ou " saltie " qui n' hésite pas à attaquer l'homme et le " freshwater " ou " freshie ", hyper plus sympa.

Le saltie :









Bien plus grand et bien plus agressif que le crocodile des marais, le crocodile de mer infeste les plages et estuaires et on le trouve à plus de 100 km à l'intérieur des terres, à proximité des plans d'eau.Il peut mesurer jusqu'à 7 mètres et vivre plus de 70 ans.

Le guide Lonely Planet précise: " Le risque d' être attaqué par un crocodile dans les régions tropicales du nord du pays est réel, mais prévisible et largement évitable. "
Chui rassurée.


Le freshie, mon ami:


On trouve le croco d'eau douce dans les rivières et les estuaires.
Bien que certains spécimens puissent dépasser 3 mètres, leur taille moyenne est de 1,5 mètre.
Ils mangent essentiellement des poissons et des petits vertébrés. Je ne suis pas un petit vertébré.
Ils ne sont pas considérés comme dangereux mais les approcher est - nez en moins - déconseillé...


L'Australie abrite bien sûr plusieurs espèces d'araignées venimeuses ... sinon, c'était pas drôle.


La Sydney funnel web: passe-moi le baygon


L'araignée à toile entonnoir de Sydney est sans aucun doute l'araignée la plus dangereuse d'Australie.

On la trouve seulement ( ? ) dans un rayon de 200 kms autour de Sydney.
D'une largeur de 7 cm, toute noire, cette agressive et répugnante bestiole a des crochets suffisamment larges et puissants pour traverser un ongle et suffisamment toxique pour tuer un homme si un anti - venin n'est pas administré dans les heures qui suivent ...

Quand elle se sent agressée, elle se cabre et sort ses crochets venimeux pour mordre plusieurs fois. Le mâle est plus petit que la femelle mais son venin est 5 fois plus puissant.
Curieusement, le venin est extrêmement toxique pour l'homme alors qu'il ne l'est pas pour les chiens et chats.

Les symptômes:
La morsure est immédiatement douloureuse et les symptômes se manifestent dès les premières minutes: transpiration, hypertension, contractions musculaires puis vomissements, difficultés à respirer , mydriase et perte de connaissance. La mort survient si des soins ne sont pas prodigués dans les heures qui suivent.


La red back spider : fashion victim


Moins dangereuse que la précédente car plus petite ( 1 cm pour le mâle et 3 cm pour la femelle ) et peu agressive, il n'en demeure pas moins que le venin de madame est bien plus toxique que celui d'un crotale et peut donc tuer un être humain ...
Les symptômes sont les mêmes que pour la Sydney funnel web.


Huntsman spider:


Elle est présente dans tout le sud est de l'Australie, y compris dans les régions urbaines où elle pénètre à l'intérieur des maisons.
Cette grande araignée ( jusqu'à 15 cm ) inquiète souvent les touristes. Je suis une touriste.
Sans être dangereuse, sa morsure provoque un gonflement douloureux.

Même pas peur ?

50 millions d'amis

 On recense environ 140 types de serpents en Australie, dont 8 des 10 plus venimeux au monde. Donc, positivons: Une bonne centaine doit être cool ...
Les nominés sont ...





Common or Eastern Brown Snake





 
 Taïpan






 Death Adder






East Tiger
 Black Tiger






 Fierce ou Small Scalled



Copperhead









 Gwardar Gibson desert
ou Western Brown
 


 Red Bellied Black






 


King Brown ou Mulga







 Rough scaled




Infos en vrac:
En Australie, on dénombre environ 3000 morsures de serpents par an.

200 à 500 nécessitent l'administration d'un anti-venin.

1 à 2 décès par an dont les responsables sont le brown snake, le tiger snake , le taipan ou le death adder. ( 18 décès dans les 10 dernières années ).

Des kits d'identification de venin existent: ils permettent d'identifier le serpent responsable de la morsure en 30 mn.
Ils évitent ainsi l'utilisation d'anti-venin polyvalents aux effets secondaires potentiellement graves.


Symptômes:


  • Brown snake et Gwardar: troubles de la coagulation, neurotoxicité, nephrotoxicité mais pas d'effet paralysant ou de troubles graves de la coag, genre CIVD.   Traitement: anti venin Brown snake pour les 2.
  • Taipan et Small scalled: paralysie progressive de tous les muscles ( effet "curare like" mais la prostigmine ne marche pas ... ), neurotoxicité, troubles de la coag et rhabdomyolyse. Une morsure non traitée est presque toujours mortelle.      Traitement: anti venin Taïpan pour les 2.
  • Tiger snake, Copperhead, Red bellied black: neurotoxicité, coagulopathie et rhabdomyolyse. Mortalité de 45% dans les morsures de Tiger non traitées. Les morsures de Copperheads ou de Red belly black sont rarement mortelles.   Traitement: anti venin Tiger snake pour les 3.
  • Death adder : venin fortement neurotoxique. Paralysie postsynaptique facilement levée par l'administration d'anti-venin. Pas de troubles de la coag ni de rhabdomyolyse. 
  •  King brown  : neurotoxicité, coagulopathie et myotoxicité modérée.           Traitement: anti venin Black snake.
  •  Rough scaled: neurotoxicité, coagulopathie et myotoxicité.
                                                                                                  
D'une manière générale, le site de morsure est indolore. Les traces laissées ne sont pas forcément évidentes: elles peuvent apparaitre comme des égratignures ou des lacérations.
La séquence habituelle des signes cliniques se déroule de la manière suivante:
  • 1ère heure: céphalées, photophobie, nausées, vomissements, diarrhée, confusion, début des troubles de la coag. HypoTA et perte de connaissance possible.
  • 1-3 heures: début de paralysie ( diplopie, dysphagie, ptosis ), douleurs abdo, hémorragie avec hémoglobinurie, HTA et tachycardie.
  • + de 3 heures: paralysie des membres et des muscles respiratoires: il est temps d'envoyer un fax à St Pierre.
Ce qui est quelque peu rassurant, c'est que parfois, le décès est brutal et rapide: on ne meurt pas paralysé dans sa diarrhée et son vomi ...


Conduite à tenir, en 2 mots: PRESSION - IMMOBILISATION

  • Le système lymphatique est responsable de la diffusion systémique de la plupart des venins; On peut donc la limiter par l'application d'un pansement compressif et d'un bandage ferme sur la morsure et en amont.
  • Immobilisation du membre par une attelle et immobilisation stricte tout court. Ceci pose donc un léger problème à celui qui est seul au monde ... ou qui s'est fait mordre autre chose qu'un membre. Ou les 2.
  • Aspiration, incision, refroidissement ou garrot ne servent à rien et sont dangereux.
  • L'immobilisation stricte et le bandage compressif seront gardés jusqu'à l'arrivée en milieu hospitalier.
A tout ces conseils glanés sur les sites web australiens s'ajoutent ceux du Dr Survivor ( cf livre plus haut ), sans doute apparenté à Rambo.
Il précise l'utilité d'avoir dans sa pharmacie les produits suivants:
  • Soludécadron
  • Adré
  • Calcium
  • Calciparine
  • Vitamine C
  • Vitamine B1
Hum, je crois que j'ai tout!




Pour celles et ceux qui veulent tout savoir sur ces bestioles, un clic sur les liens internet en haut à droite de la page. Vous y trouverez notamment le " Clinical Toxinology Resources "de l'université d'Adélaïde ( bible absolue de toutes les bestioles ) et l' " Australian Venom research Unit " de l'université de Melbourne ( kits de détection, anti-venins, conduite à tenir etc ... )

ô secours

Les dents de la mer





Sur les 370 espèces de requins recensées dans le monde, près de la moitié nagent dans les eaux australiennes ...
Un peu plus d'une dizaine d'attaques mortelles contre des nageurs ou des plongeurs ont été recensées depuis l'année 2000.
Ces attaques sont essentiellement attribuées à 4 espèces:

  • Le requin taureau
  • Le requin tigre
  • Le grand blanc
  • Le requin océanique
Portraits choisis ...





C'est par où la piscine ?

Méduses & Co


Les méduses, principalement présentes sur les côtes septentrionales entre septembre et mai, sont responsables de plus de victimes que toutes les attaques de requins et crocodiles réunies.

Elles représentent un tel fléau pour les baigneurs que des filets de protections ont été installés et que malgré cela, il est déconseillé de se baigner sans combinaison spéciale pendant la période critique.


L'irukandji
De découverte récente, elle ne mesure que quelques millimètres.
Elle peut néanmoins être mortelle.




Box jellyfish ( méduse boîte )
On la trouve dans les eaux du nord de l'Australie et le long de l
a grande barrière de corail.
Ses tentacules peuvent atteindre plus de 2 mètres et contiennent des toxines susceptibles de provoquer un arrêt cardiaque en quelques minutes.



Le poisson pierre
Il habite les eaux peu profondes le long de la côte.
Ses épines dorsales empoisonnées et son camouflage le rendent extrêmement dangereux pour le baigneur qui lui marcherait dessus.





Blue ring octopus
La pieuvre à anneaux bleus est venimeuse et peut être mortelle.
Son venin agit en quelques minutes et provoque une détresse respiratoire grave.
Elle mesure 20 cm de diamètre, habite les eaux chaudes et les récifs peu profonds et s'habille à la mode.

Je veux un scaphandre

Bibles


19,95 euros. 400 pages.

  • Les +
- Beau guide, des photos superbes, mise en page sympa et papier super agréable au toucher.
Les itinéraires de promenade pédestre ou de ballades motorisées donnent envie.
Comme d'hab avec le National Géographic, c'est très écolo - socio - photo - histo et culturo.
  • Les -
- Super lourd ... je ne l'emmène pas !
Les infos pratiques sont un peu light, la rubrique hébergement - restauration est nulle et les prix ne sont pas clairement indiqués.





16 euros. 642 pages.

  • Les +
- Une mine d'info pour ceux qui, comme nous, organisent leur voyage seuls.
Les 120 premières pages sont consacrées à la découverte du pays: histoire, culture, arts, politique, économie, cuisine ... tout y passe.

Les 80 dernières pages aident à organiser son séjour: sécurité, santé, formalités, carnet d'adresses, droits du voyageur, modes de transports et des tuyaux pour les bons plans.

Entre les 2, plus de 400 pages de descriptifs sur le pays avec des indications précises sur les points d'intérêts, l'hébergement, la bouffe, où sortir et des infos pratiques sur les moyens de transports, les prix, les sites internet, les horaires d'ouvertures mais aussi où trouver une pharmacie, une laverie, un toubib etc...

Ponctuellement, ils publient des avis laissés par des lecteurs - voyageurs.
Pas mal de pub mais toujours en rapport avec le sujet, donc ça en devient intéressant puisque on y dégotte même quelques réduc. et pas mal d'infos.
Format pocket ! Indispensable.
  • Les -
- Peu de photos, peut-être un peu trop " noir et blanc " ... je chipotte.




30 euros. 1000 pages et un carnet détachable de 63 pages.

  • Les +
- Ze bible of Australia !
Bon, " Lonely Planet ", c'est australien. Ils se sont donc lâchés pour faire de ce guide la référence absolue.
Format pocket obèse.


" Lonely Planet réalise ses guides en toute indépendance et n'accepte aucune publicité. Tous les établissements et prestataires mentionnés dans l'ouvrage le sont sur la foi du seul jugement des auteurs, qui ne bénéficient d'aucune rétribution ou réduction de prix en échange de leurs commentaires. "

TOUT, absolument tout ce qu'on cherche se trouve dans ce guide. Que dire d'autre ?

  • Les -
- Manque de couleur, comme le Petit Futé. Je re-chipotte.



Contrairement aux apparences, le Petit Futé et le Lonely Planet ne font pas double emploi.
Posseder les 2 permet de recouper les infos et de comparer les avis: les australiens n'ont pas forcément le même ressenti sur le pays qu'ils habitent - et donc qu'il connaissent - que le frenchy qui débarque à l'autre bout du monde avec son sac à dos et ses valises sous les yeux, après 20 heures d'avion...






30 euros. 512 pages.
  • Les +
- Un bouquin écrit par un toubib, tropicaliste, spécialisé dans la médecine aéronautique, la médecine hyperbarre et la médecine du sport. OUF !
Ben, non, pas ouf. Il est aussi parachutiste, instructeur de voltige aérienne et de pilotage sur glacier (?), moniteur de plongée et adèpte de tous les sports.
Craneur.

A priori, il sait de quoi il parle, le garçon !
En fait, on trouve dans son bouquin toutes les réponses aux questions qu'on peut se poser sur - en vrac - :

- la survie en mer, dans le désert, la jungle, la montagne et même les pôles
- le froid, le chaud, la soif, le stress, la survie en groupe
- les bestioles horribles et la conduite à tenir en cas de rencontre fortuite
- la météo, l'orientation, la diététique de la survie, la signalisation, le vertige, le mal des transports
- les techniques genre Koh Lanta ... comment faire du feu, quoi manger, faire des noeuds, des pièges (!)
- la médecine sans médecin, les médicaments incontournables
- les femmes et l'aventure (?!!)

Les anecdotes, parfois terrifiantes, ponctuent le récit.
On apprend plein de choses et pas besoin d'être un aventurier pour y trouver de l'intérêt.

  • Les -
- Trop encombrant pour m'accompagner.
Pas de rubrique " comment survivre à 50 jours avec ma mère " me dit ma fille ...

" Il est quelle heure ? " ... 28H30 du mat' je croa

Fô cliquer sur une région pour avoir l'heure ...

P'tites précisions ...

J'ai débuté ce blog quelques mois avant de partir ... il m'a même servi de thérapie ... puisque je déteste les bestioles. Ceux qui me connaissent savent que le Bzzz du moindre insecte volant me fait danser la polka, que je suis limite hystérique à la vue d' une araignée et que malgré mon amour de la nature, je ne serais pas contre l'extinction définitive de toute espèce d' animal rampant ...
Donc, détailler l'un après l'autre les animaux dangereux d' Australie, c' était admettre leur existence et me préparer à d'éventuelles rencontres désagréables.

A chaque fois que cela a été possible, nous avons posté sur ce blog le résumé condensé de notre aventure et quelques photos.
A notre retour en France, j'ai complété plus précisément chaque post, grâce notamment à notre journal de bord, même si j'ai été limitée par la capacité de stockage offerte par Blogger.

Aujourd'hui, en 2010, le coût annuel pour l'achat d'espace est devenu raisonnable donc je complète petit à petit le récit et ajoute de nouvelles photos. Et puis parfois, j'en enlève ... ma fille n'appréciant que modérément de se revoir constellée de boutons et avec ses dents d'acier ...

Malheureusement, lors d'une mise à jour récente, j'ai perdu quelques-uns des commentaires laissés depuis 3 ans : P..... de M.... ( qui veut dire putain de merde ).

Un grand ...




à Maïtoche, Véro, Rugg, Marina, Odaïle, Etienne, Fred, Corinne pour mon bô sac ... et la bonne bouffe ( ça risque de ne pas être la même chose la bas ... )




aux parents de Titi et à Véro pour avoir organisé la colonie de vacances de Thelma

à Odaïle, Charles, Bernard pour les cartes, guides, prêt de GPS, de petits matériels, l' ordonnance ...

à Guyl'n, Bernard et Catherine pour le courrier, les géraniums, le gazon et le trajet home - airport

à tous les IADE d'avoir posé vos CA en août ... OUF !



Mac Gyver ...

Je tiens à dire - pour ma défense - qu'il s'agit de matos de récup à 80 % ... ou peut-être bien à 70 % ...

2 poches de 3 litres remplies avec 4 litres d'eau Brita ( pour ne pas boucher les filtres des tubulures ) ... chaque poche de 4 litres reliée à un débiflow ... lui même relié à une rampe qui distribue l'eau pour 3 plantes ... calcul de dose ... réglage du débiflow ... et voilà !
Et ça marche ... puisque cette photo a été prise à mon retour.




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